LA LIBRAIRIE 9. Ouvrages, Etudes et rapports…

Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), L’activité des établissements de santé en 2006 en hospitalisation complète et partielle, Etudes et résultats N° 618, décembre 2007.

Gérard Larcher, Etat des lieux réalisé par la commission de concertation relative aux missions de l’hôpital, 14 décembre 2007.

Institut de recherche et documentation en économie de la santé (IRDES). Déremboursement des mucolytiques et des expectorants : quel impact sur la prescription des généralistes ?,Questions d’économie de la santé, n° 128, décembre 2007.

Rose-Marie van Lerberghe, Oui, la réforme est possible ! Quatre années à la tête des hôpitaux de Paris, Albin Michel, septembre 2007.

LE CHIFFRE (9)…

Le marché de la santé.
3,6 milliards d’euros :
le montant de l’OPA lancée par le conglomérat néerlandais Philips pour l’acquisition du groupe américain Respironics (1,2 milliard de chiffre d’affaires), spécialisé dans les équipements d’assistance respiratoire et d’aide au sommeil pour les hôpitaux et les soins à domicile. La troisième acquisition de Philips en un mois dans le domaine de la santé. Selon son PDG, Gerard Kleisterlee, il s’agit d’une « nouvelle grande étape pour bâtir des positions de leader dans des activités à forte croissance et à marges élevées : santé, éclairage et produits de consommations…). La Tribune, 24 décembre 2007. (deux commentaires. 1. Il y a des chiffres qui coupent le souffle… 2. Qui a dit que la santé n’était pas une marchandise ?…).

Le marché de la santé (suite…)
2,5 milliards de dollars :
le chiffre d’affaires,sur les douze derniers mois, du laboratoire américain Wyeth pour son antiulcéreux, le Protonix, commercialisé seulement aux Etats-Unis… Au troisième rang des produits de Wyeth, après l’antidépresseur Effexor et le vaccin Prevnar. Mais ses responsables sont malheureux : le titre Wieth a chuté de 3 % à Wall Street le 24 décembre. Motif : l’israélien Teva, numéro un mondial des médicaments génériques a annoncé le lancement d’une version à prix réduit du Protonix sur le marché américain…. Les Echos, 26 décembre 2007. (trois commentaires. 1. Cet univers est décidément impitoyable… 2 et 3. Voir ci-dessus…).

Générale de Santé.
420 millions d’euros :
le montant du dividende exceptionnel distribué aux actionnaires du groupe Générale de santé à la veille de…Noël. Il est vrai que ce groupe affiche une santé éclatante. Fondé en 1987, il règne sur 186 établissements, dont 175 en France, le reste en Italie. Avec 15 000 lits et places, 16 000 salariés et 5 200 médecins libéraux officiant pour lui, il détient 16 % du marché de l’hospitalisation privée. En Ile-de-France, près d’une intervention chirurgicale sur deux est réalisée dans les unités du groupe. A l’origine filiale de Générale des eaux, il a d’abord été vendu à un fonds d’investissement anglais, Cinven, avant de passer en 2 003 sous le contrôle d’un cardiologue italien, Antonino Ligresti, avec sa société financière Santé Développement Europe… (L’Humanité, 13 décembre 2007).

L’EXPLOIT 9. Ils ont osé le faire…

Salauds de cheminots. L’histoire se passe à Saint-Bel, dans le Rhône, le 20 novembre dernier, au centre de radiologie de l’Arbresle. Michèle, retraitée de la SNCF, vient de passer une radio du dos qu’on lui demande payer illico, en lui montrant l’affichette apposée sur le comptoir : « Pendant la grève, le cabinet ne télétransmet plus les cartes Vitale des agents SNCF ». Fondateur du centre, le Dr Dupasquier explique sans vergogne sa décision : « Nous ne sommes pas obligés de télétransmettre. Nous avons pris cette décision par solidarité avec ceux qui souffrent de ces grèves intempestives. Comme cela, les agents SNCF mettront trois semaines de plus à être remboursés ». (Le Canard enchaîné, 26 décembre 2007).

LE KIOSQUE 9. Ils ont osé l’écrire…

Réforme de l’hôpital. « Le 16 octobre, le président Sarkozy donne dans une allocution les grandes orientations d’une réforme de l’hôpital… On peut lire dans (sa) vision une forme quasi idéale, typique d’un contrôle de gestion basé sur le contrat et le profit (ou la lutte contre le déficit !…). En tant qu’enseignants-chercheurs en contrôle de gestion, nous pensons que les résultats de nombreux travaux de recherche montrent que ces propositions risquent de nuire à la performance des hôpitaux… Tout d’abord, ces propositions sont justifiées par un problème de performance démontré essentiellement par l’existence d’un déficit des hôpitaux… A la différence des entreprises, l’activité des hôpitaux ne se déroule pas sur des marchés. Aussi le déficit ne mesure-t-il que l’écart entre ce que l’Etat juge souhaitable de dépenser pour les hôpitaux et ce que ceux-ci dépensent effectivement. Il résulte donc non d’un équilibre économique (comme sur un marché) mais d’un choix politique. Autrement dit, l’existence d’un déficit ne démontre pas une mauvaise performance des hôpitaux, mais que l’Etat juge que les dépenses des hôpitaux sont trop élevées, ce qui est loin d’être équivalent… Il est important pour la performance de l’hôpital, donc pour les patients, de ne pas accepter des orientations portées par des politiques et des gestionnaires qui transposent trop rapidement des méthodes adaptées à d’autres situations mais dont la théorie managériale elle-même montre qu’elles conduiront probablement à une dégradation de la performance dans le contexte spécifique de l’hôpital… ». Fabien de Gueuser et Olivier Saulpic, enseignants-chercheurs à l’Ecole supérieure de commerce de Paris-Ecole européenne des affaires, in Le Monde, 27 décembre 2007.

LFSS 2008 et CSMF « Jeunes médecins ». « Il faut changer le système et l’améliorer, c’est une évidence ; mais, à l’heure de la réforme, attention à ne pas prendre la mauvaise voie. C’est malheureusement le choix de nos politiques, illustré par la loi de financement de la sécurité sociale 2008, première pierre d’un futur système pernicieux. La philosophie de cette loi désigne le médecin libéral comme responsable de tous les maux… A l’aube de 2008, l’évolution entérinée par ces textes ne nous incite pas à nous installer rapidement, et nous pourrions même dire que l’envie de pratiquer la médecine s’effiloche peu à peu… ». Dr François-Charles Cuisigniez, président de la branche Jeunes médecins de la CSMF, sur csmf.org, 21 décembre 2007.

La CSMF et les Etats généraux de la santé. « Certaines opérations comme les Etats généraux n’ont d’autre objectif que de remettre MG-France en selle pour services rendus… ceux qui ont approuvé le PLFSS 2008 sont récompensés ! A l’heure des séismes, le gouvernement joue de la tectonique syndicale pour se recomposer, au nom de l’ouverture, des soutiens dociles en quête de reconnaissance. Mais au moment d’aller au fond des choses, de trouver des partenaires fiables et solides capables de proposer, capables de réformer, capables de construire, il verra que la Csmf est là, qu’elle est fidèle à elle-même, fidèle à l’esprit d’une médecine libérale et sociale dans la France de 2008…». Dr Michel Chassang, président de la CSMF, sur csmf.org, 21 décembre 2007.

Réforme du système de soins. « Le système de soins se retourne contre ceux qui l’ont défendu à cor et à cri depuis 1945. Exacerbation des individualismes catégoriels et refus de transparence nourrissent une atmosphère délétère, que les annonces d’Etat ne dissipent pas. Comment tout cela va-t-il finir ? Le consensus mou permet-il la vraie réforme ? Ne sommes-nous pas dans l’antichambre d’un conflit indispensable pour remettre les choses à plat ?… ». Pascal Beau, in Espace Social Européen, 17 décembre 2007.

LE VERBATIM 9. Ils ont osé le dire…

Grève des médecins urgentistes. « Merci d’avoir inauguré cette grève !… ». Patrick Pelloux, président de l’Amuf à Roselyne Bachelot, en visite aux urgences de l’hôpital Saint-Antoine le 24 décembre 2007, in Le Parisien-Aujourd’hui en France, 25 décembre 2007.

Hôpitaux publics et cliniques privées. « Il s’agit de repenser le service public hospitalier dans son ensemble. Les établissements privés, qui sont financés par des fonds publics, comme les hôpitaux, doivent pouvoir rendre des comptes à la collectivité, notamment en termes d’accès aux soins… Il faut redéfinir le statut et le rôle des cliniques privées. On parle de convergence des tarifs, il doit y avoir aussi convergence des contraintes… Les objectifs de rentabilité des fonds d’investissement internationaux, pour légitimes qu’ils puissent être, posent des questions de compatibilité avec les préoccupations de service public… Que se passera-t-il si les fonds revendent massivement les établissements qui représentent l’essentiel de l’activité de chirurgie et qu’il n’y a pas de repreneur ? On appellera l’Etat ou la Région pour les sauver !… ». Gérard Larcher, docteur vétérinaire, sénateur des Yvelines, ancien ministre délégué au Travail, ancien président de la Fédération hospitalière de France (FHF), président de la commission de concertation relative aux missions de l’hôpital, conférence de presse sur les résultats de la première phase des travaux de la commission, 21 décembre 2007.

Ministre de la qualité des soins. « Comment aurais-je pu manquer ces premières rencontres, moi qui affirmes sans relâche ma volonté d’être la ministre de la ‘’qualité des soins’’ ! L’accès à des soins de qualité pour l’ensemble de nos concitoyens, sur l’ensemble du territoire et à toute heure est un objectif majeur de mon mandat… ». Roselyne Bachelot, ministre de la Santé, de la Jeunesse et des Sports, allocution d’ouverture aux 1ères Rencontres de la Haute Autorité de santé, « Ensemble, améliorons la qualité en santé », 17 décembre 2007.

LE BILLET N° 9. Si j’osais me permettre…

Les interviews du Blog Sécu Santé. Aujourd’hui : Henri Guaino.*

Ah ! quel beau matin que celui des étrennes.

Chacun, pendant la nuit, avait rêvé des siennes.

Dans quelque songe étrange où l’on voyait joujoux,

Bonbons habillés d’or, étincelants bijoux.

Arthur Rimbaud, Poésies, Les étrennes des orphelins, 1871.

A l’heure des étrennes, on étrennera ici une nouvelle série : Les Grandes Interviews du Blog Sécu Santé. De temps à autre, une personnalité y donnera son point de vue sur la politique de santé et les problèmes de la Sécu. Experts et politiques, politiques plus ou moins experts, experts peu ou prou politiques, se bousculeront sans doute aux portes de ce blog, dont ils connaissent l’audience. Et ça n’a pas traîné ! Henri Guaino nous fait un beau cadeau. Ancien commissaire au Plan et désormais conseiller spécial du président de la République, il nous a fait l’honneur d’étrenner la rubrique. A l’aube d’une année qui devrait être celle de tous les chambardements et de bien des ruptures, il est quand même réconfortant de lire ces propos rassurants d’un homme si influent.La plume du Président !… Non, décidément, le Père Noël n’est pas une ordure, Saint-Nicolas non plus. Et la Poste fonctionne, ils ont reçu ma lettre. Que cela nous aide à passer un bon réveillon de la Saint-Sylvestre. Il sera toujours temps de se réveiller avec la gueule de bois. Bonnes fêtes de fin d’année à tous. Avec tous mes vœux pour l’année à venir.

Q. : La progression des dépenses de santé sur un an approche les 5%. On est donc loin des objectifs fixés en début d’année.

Henri Guaino : Je continue à penser qu’en mettant en avant de telles statistiques, on raisonne d’une façon trop superficielle, sans savoir si cette progression correspond à des besoins ou non, sans s’interroger sur les raisons profondes de cette croissance. Tout n’est pas aussi simple et, à cet égard, je trouve d’ailleurs que le discours du ministre actuel de la Santé est encourageant lorsqu’il affirme que la croissance des dépenses est inéluctable. Et il est vrai qu’on ne stoppera pas comme cela la croissance de la consommation des soins et de santé.

Q.: Se pose quand même un problème de financement et d’équilibre des comptes ?

Henri Guaino : Pourquoi ? Parce qu’il s’agit plus ou moins de fonds publics ? Je rappelle quand même que les biens de santé sont aussi une source de richesse nationale et pas seulement de dépenses. Il faudra un jour mettre en parallèle les coûts du système de santé et ce qu’il rapporte à la Nation. Je trouve pour le moins bizarre, pour ma part, que l’on se réjouisse sans retenue lorsque les dépenses en matière d’automobile augmentent et que l’on déplore sans plus de retenue une augmentation des dépenses de santé. Car, s’il y a augmentation, n’est-ce pas que les besoins nouveaux l’exigent souvent ?

Q. : Est-ce à dire qu’il n’y a pas de gaspillages ?

Henri Guaino : Bien sûr qu’il y a des gaspillages et qu’il faut évidemment les traquer. J’en suis bien conscient. Il faut de la même manière se donner les moyens de mener une évaluation sérieuse, avec des outils performants qui ne soient pas une usine à gaz. C’est comme cela que l’on pourra améliorer la performance de notre système de santé, sans entraîner un rationnement de soins qui, dans certains cas, n’est pas loin.

Q. : Est-ce vraiment un risque ?

Henri Guaino : Ce n’est, en tout cas, pas du tout impossible. En voulant faire des économies sans se donner les moyens d’une évaluation, on court vers le rationnement, comme cela peut exister dans certains pays, comme le Royaume-Uni, où le NHS n’est pas un modèle de performance. Cela ne veut pas dire qu’il faut tout faire sans discernement. Pour autant, il ne faut pas prendre de risque avec la santé.

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*Le Quotidien du Médecin ne m’en voudra sans doute pas d’avoir piqué cette interview dans son édition du vendredi 20 septembre 2002…

LA LIBRAIRIE 8. Ouvrages, études et rapports…


Conseil économique et social (CES),
Le financement de la protection sociale. Avis adopté le 19 décembre 2007. (106 voix pour, 64 contre, 28 abstentions…).

Eric Besson, Secrétaire d’Etat chargé de la prospective et de l’évaluation des politiques publiques, La journée de solidarité, rapport au Premier ministre, 18 décembre 2007.

Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques (Drees), L’allocation personnalisée d’autonomie et la prestation de compensation du handicap au 30 juin 2007, Etudes et résultats N° 615, décembre 2007.

Direction de la recherche, des études, de l’évaluation et des statistiques, (Drees), L’activité des établissements de santé dans les départements d’outre-mer en 2005, Etudes et résultats N° 614, décembre 2007.

LE CHIFFRE (8)….

Dépenses de l’Assurance maladie.
4,6 % : L’augmentation des remboursements de soins de ville par le régime général sur les onze mois écoulés de la présente année (3,5 % sur le champ de l’Ondam). En 2006, sur la même période, l’augmentation n’avait été que de 2,6 %. L’évolution des remboursements de médicaments est à +5,3 % sur le mois de novembre et celle des dispositifs médicaux à +10,8 %. Sur onze mois, ces deux postes augmentent de 5,3 %. (Cnamts, L’actualité en quelques chiffres, 18 décembre 2007).

Journée de solidarité.
48 % des salariés doivent travailler le lundi de Pentecôte ; 38 % contribuent sous une autre forme à la journée de solidarité et 14 % ne contribuent pas. Pour 70 % des salariés du public, il s’agit du renoncement à un jour de RTT. (Eric Besson, Rapport au Premier ministre sur la journée de solidarité, 18 décembre 2007).

Médecins étrangers en France.
700 : Le nombre de médecins installés en France depuis le début de 2007, en provenance des Pays de l’Est. Dont 485 praticiens roumains, 64 Bulgares, 24 Polonais… (Conseil national de l’ordre des médecins, in Le Parisien/Aujourd’hui en France, 17 décembre 2007).

Allocation personnalisée d’autonomie (APA).
1 048 000 : Le nombre de bénéficiaires de l’APA au 30 juin 2007. Une augmentation de 6,8 % sur un an, mais en ralentissement par rapport à la hausse observée au cours de l’année précédente (+8,8 % de juin 2005 à juin 2006). 60 % des bénéficiaires vivent à domicile, 40 % en établissements d’hébergement pour personnes âgées (EHPA). Montant moyen du plan d’aide : 494 euros par mois à domicile, 422 euros en établissement… (Drees, L’allocation personnalisée d’autonomie et la prestation de compensation du handicap au 30 juin 2007, Etudes et résultats N° 615, décembre 2007).

Prestation de compensation du handicap (PCH).
19 200 :
Le nombre de bénéficiaires de la PCH au 30 juin 2007, contre 12 200 fin mars 2007 et 6 900 fin décembre 2006. Pour l’ensemble de l’année 2006, les versements effectués ont atteint 43,8 millions d’euros… (Drees, ibid).

L’EXPLOIT 8. Ils ont osé le faire…

Déserts médicaux. L’Orne est un beau département. Mais, comme beaucoup d’autres, par exemple la Mayenne voisine, tout aussi belle pourtant, il souffre d’une pénurie de médecins, avec une densité de 73,4 généralistes pour 1 000 habitants (moyenne nationale : 91,4…). Le Conseil général et plusieurs hôpitaux locaux ont décidé de faire appel à un cabinet spécialisé dans l’accompagnement des collectivités locales pour l’installation de professionnels (dont ceux de santé…) en milieu rural : Revitalis Conseil, installé à Tours depuis 2005. Une société déjà sollicitée par d’autres départements, comme l’Eure-et-Loir, la Sarthe et le Loiret… Avec un certain succès : dix médecins viennent de s’installer dans l’Orne (quatre généralistes, six spécialistes) : deux Polonais, deux Belges, trois Roumains et trois Bulgares…L’Europe est en marche. (Les Echos, 17 décembre 2007).

LE KIOSQUE 8. Ils ont osé l’écrire…

Médecins libéraux et gouvernement. « Avec les chantiers en préparation pour 2008 sur le financement de la Sécu, l’organisation du système de soins ou encore la carte sanitaire, l’exécutif a plus besoin du soutien des médecins libéraux que de leur défiance… ». Le Figaro, 20 décembre 2007. (CF : Et le soutien des assurés sociaux ?…).

Financement de la protection sociale. « Seuls une croissance économique renforcée et un taux d’emploi accru, alliés à une maîtrise des dépenses, sont à même de permettre de soutenir à long terme le haut niveau de notre protection sociale, en dégageant des marges de manœuvre pour l’augmentation inéluctable des dépenses de santé et de retraites à venir ». Conseil économique et social (CES), in Avis sur le financement de la protection sociale, 19 décembre 2007.

Générale de santé. « Numéro 1 du secteur des cliniques, Générale de santé a alimenté sa trésorerie pendant des années avec des millions d’euros versés à tort par l’assurance maladie… La pilule passe mal au moment où la chasse au gaspi est ouverte à la Sécu. A-t-on mis le même zèle à obtenir le remboursement des sommes dues ?… ». Maurice Ulrich, in L’Humanité, 13 décembre 2007. (cf. L’Exploit n° 4, Un bug informatique à 10millions d’euros).

Franchises médicales. « La FNATH ne comprend pas cette décision (du Conseil constitutionnel), qu’elle estime incohérente. En effet, quel que soit le montant des franchises, elles remettent en cause les principes fondamentaux de la réparation du dommage corporel et aboutissent à exonérer le responsable des conséquences de ses actes, tout en laissant à la victime la charge d’une partie de son indemnisation ». Fédération nationale des accidentés du travail et handicapés (Fnath), communiqué de presse, 13 décembre 2007.

Autisme. « La France connaît, par rapport à de nombreux pays, en particulier anglo-saxons et d’Europe du Nord, un déficit majeur. Les personnes, enfants et adultes, atteintes de syndromes autistiques et leurs proches sont aujourd’hui encore victimes en France d’une errance diagnostique, conduisant à un diagnostic souvent tardif, de grandes difficultés d’accès à un accompagnement éducatif précoce et adapté, d’un manque de place dans des structures d’accueil adaptées, de l’impossibilité pour les familles de choisir les modalités de prise en charge des enfants, de la carence de soutien aux familles, de la carence de soutien aux familles et de la carence d’accompagnement, de soins et d’insertion sociale des personnes adultes et âgées atteintes de ce handicap… Une société incapable de reconnaître la dignité et la souffrance de la personne, enfant, adolescent ou adulte, la plus vulnérable et la plus démunie, et qui la retranche de la collectivité en raison même de son extrême vulnérabilité, est une société qui perd son humanité ». Comité consultatif national d’éthique pour les sciences de la vie et de la santé, in Avis N° 102 sur la situation en France des personnes, enfants et adultes, atteintes d’autisme, 6 décembre 2007.